Formation solidaire: quelle fiscalité pour un Québec solidaire et écologique.
Avec: Alain Deneault, philosophe et auteur d'Off shore, Noir Canada (dorénavant censuré), et du récent livre Économie de la haine, aux Éditions Écosociété Gaétan Breton, professeur et comptable, auteur de La Dette : règlement de comptes, aux éditions Lux et il est un des principaux auteur du Manifeste pour un Québec solidaire. Eve-Lyne Couturier, chercheure à l'Institut de recherche et d'informations socio-économique. Elle s'intéresse aux finances publiques, à l'écart entre les riches et les pauvres et aux modèles de développements urbain et régional. Éléments d'explications: Depuis la crise économique, les débats entourant la fiscalité ont repris du poil de la bête. Sous le couvert de la « crise des finances publiques », les gouvernements au Québec et au Canada ne cessent de justifier les baisses d'impôts en tous genres et les hausses de tarifications dans les services publics. Seuls moyens selon eux, qui permettent de concilier le développement économique et le « maintien » des services et programmes sociaux. Devant la dette, le vieillissement de la population et la concurrence internationale, nous n'aurions pas d'autre choix que de « créer de la richesse avant de la redistribuer ». Alors que les inégalités socio-économiques se creusent et que les grandes entreprises financières ou non, entassent des profits records, on ne peut que rester perplexe devant un tel discours néolibéral. Ainsi, quels sont les mythes et réalités entourant la dette et notre économie? Quels seraient les impacts d'une refonte des paliers d'imposition pour les particuliers, en faveur d'une augmentation des paliers pour les mieux nanti.e.s? Est-ce que l'augmentation des impôts des entreprises mènerait vraiment à une délocalisation accrue de celles-ci? Et comment lutter efficacement contre les « abris » et les « paradis » fiscaux? Enfin, comment repenser globalement cette refonte de la fiscalité à la lueur de la crise écologique, alors que la justice sociale et la croissance sans limites sont de plus en plus incompatibles? En d'autres termes, comment penser la fiscalité en vue de concilier justice sociale et justice climatique?
